Colloque international
« L'invention littéraire des médias »

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27 - 28 avril 2017
Cinémathèque québécoise, Montréal

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L'invention littéraire des médias



Les médias existeraient-ils sans la littérature ? Pourrait-on en effet parler de télévision, de photographie ou de cinéma sans que ces dispositifs aient aussi été construits et institutionnalisés dans notre imaginaire collectif par la littérature et son discours ? Lorsque Jules Verne, dans Les Frères Kip (1902), fait apparaître les visages des meurtriers Flig Balt et de Vin Mod sur une photographie du cadavre du Capitaine Gibson, dont la rétine a imprimé l'image de sa mort (comme si l'oeil fonctionnait à la manière d'un appareil photographique !), il participe pleinement à la construction de l'imaginaire collectif de la photographie. Cet imaginaire du médium est certes largement fantasmé, mais il va influencer pour longtemps les pratiques photographiques et leur réception, à commencer par le pouvoir de révélation de l'image et par sa prétendue valeur testimoniale. Ainsi, il apparaît clairement que les médias ne sont pas seulement des réalités technologiques, mais aussi - et peut-être d'abord - des constructions discursives. Or dans un contexte de bouleversements technologiques et culturels majeurs initiés par le numérique, il devient essentiel de mieux comprendre le rôle et l'influence que joue la littérature dans la construction et l'institutionnalisation des médias.

C'est là l'objectif du colloque international "L'invention littéraire des médias", né de la collaboration entre la Chaire de recherche du Canada en écritures numériques et la Chaire de recherche du Canada en études cinématographiques et médiatiques, dont les travaux s'inscrivent au carrefour des médias anciens et modernes. Ce colloque réunira une vingtaine de chercheurs internationaux dont les travaux questionnent ce mode particulier de l'invention des médias qu'est la littérature.

Organisateurs : Thomas Carrier-Lafleur, André Gaudreault, Servanne Monjour et Marcello Vitali-Rosati.

On ne nous dit pas tout. Plaidoyer pour la critique policière

Université du Québec à Montréal
Pavillon des sciences de la gestion, Salle R-M120
Mardi 25 avril 2017, 18h30-20h30



On ne nous dit pas tout
Plaidoyer pour la critique policière

Pierre Bayard est professeur de littérature française à l'Université de Paris VIII et psychanalyste. Il est reconnu pour ses essais qui revisitent les paradoxes, les écueils de la littérature, ses possibles insoupçonnés et pour s'appuyer sur des méthodes de lectures téméraires pour rétablir la vérité cachée sous les couches de la fiction. Ses travaux, accessibles et ludiques, rejoignent un vaste public. L’étendue de ses objets d’étude appartiennent tant au genre du roman policier traditionnel (Conan Doyle, Christie) qu’aux classiques de la littérature (Shakespeare, Balzac, Laclos, Proust, etc.). Pierre Bayard choisit de découvrir comment les écrivains ont imité leurs successeurs, comment les personnages influencent le réel, ou comment les univers de fiction ouvrent des mondes à investir. La variété des sujets auxquels il réfléchit, l’angle inusité par lequel il les aborde rendent sa démarche unique, pour plusieurs suspicieuse, et en cela, particulièrement propice à ouvrir la discussion et à entraîner les débats.

La conférence est gratuite et ouverte au public.

Organisée par Cassie Bérard et Thomas Carrier-Lafleur, en collaboration avec le Fond de recherche Société et culture du Québec, Figura, l'UQÀM, le Conseil de recherche en sciences humaines du Canada et la Chaire de recherche du Canada sur les écritures numériques.

Pour toute information additionnelle, vous pouvez communiquer par courriel à figura@uqam.ca,
par téléphone au 514 987 3000, poste 2153, ou visiter le site de Figura.

Cinémathèque québécoise, 335 Boul de Maisonneuve E, Montréal

9h – Accueil des participants

9h30 – Conférence plénière d’Éric Rondepierre, « Par la bande »

Présidente de séance : Servanne Monjour (U. de Montréal)

10h30 – Pause

Transactions photographiques


10h45 – Clément Bodet (Académie d’Aix-Marseille), « De l’influence du mythe sur l’invention de la photographie. Entre réflexion et révélation, le cas du miroir »

11h15 – David Bélanger (UQAM), « Les trahisons photographiques. Ekphrasis et narration dans la littérature québécoise contemporaine »

11h45 – Marina Merlo (U. de Montréal), « Les Confessions Facebook ou le selfie inventé par Jean-Jacques Rousseau »

Présidence : Véronique Cnockaert (UQAM)

12h15 – Repas de groupe (Bar-salon de la Cinémathèque québécoise)

Expériences de la modernité


13h30 – Thomas Carrier-Lafleur (U. de Montréal), « L’œil dans le guidon. Expériences médiatiques de la bicyclette dans Paris d’Émile Zola et Le surmâle d’Alfred Jarry »

14h – Mireille Berton (U. de Lausanne), « Le cinématographe, machine hallucinatoire. Psychiatrie et imaginaires technologiques autour de 1900 »

14h30 – Johanne Villeneuve (UQAM), « Moscou, hypertexte des années 1920 (Krzyzanowski contre Vertov) »

Présidence : Marta Boni (U. de Montréal)

15h – Pause

Effets du cinéma


15h15 – Nadja Cohen (FWO/KU Leuven), « La novellisation poétique : écriture sous influence ou mise à l’épreuve critique de la poésie ? »

15h45 – Jean-Pierre Sirois-Trahan (U. Laval), « Chassé-croisé entre la littérature d’anticipation et les premiers commentateurs du cinéma »

16h15 – Sylvano Santini (UQAM), « Le diagramme-cinéma. Rapport performatif de la littérature aux images en mouvement »

Présidence : André Gaudreault (U. de Montréal)

16h45 – Fin du colloque

19h : Banquet (lieu à déterminer)

Cinémathèque québécoise, 335 Boul de Maisonneuve E, Montréal

8h30 – Accueil des participants

9h – Mot d’ouverture

9h30 – Conférence plénière de Pierre Bayard (U. Paris 8), « La littérature peut-elle prédire l’avenir ? »

Présidence : Cassie Bérard (UQAM)

10h30 – Pause

Généalogies médiatiques


10h45 – Claire Barel-Moisan (ENS-Lyon), « Cinélivres, bibliophones et automatic libraries : les mutations des pratiques de lecture dans la littérature d’anticipation ».

11h15 – Thomas Meynier (U. Michel de Montaigne), « La fin des livres d’Octave Uzanne et L’agonie du papier d’Alphonse Allais. Deux anticipations littéraires de la mutation des supports médiatiques au tournant du siècle (1895-1902) ».

11h45 – Marie-Ève Thérenty (U. Paul-Valéry), « À propos de téléphotes, de téléphonoscopes et de dispositifs médiapoétiques : pour une archéologie littéraire des mutations des systèmes d’information ».

Présidence : Anne-Marie Fortier (U. Laval)

12h15 – Repas de groupe (Bar-salon de la Cinémathèque québécoise)

L’appel des sens


13h30 – Jean-François Chassay (UQAM), « Allô, j’écoute ? Les voix surnaturelles des nouveaux médias fin-de-siècle ».

14h – Érika Wicky (FNRS/U. de Liège), « Les fictions fin-de-siècle de l’art olfactif ».

14h30 – Giusy Pisano (ENS-Louis-Lumière), « Entendre la Recherche ».

15h – Servanne Monjour (U. de Montréal) « Du tactile au tangible : les nouvelles matérialités des dispositifs numériques ».

Présidence : Geneviève Sicotte (U. Concordia)

15h30 – Pause

Narrer le contemporain


15h45 – Jean Cléder (U. Rennes 2), « De l’action à sa légende : analyse d’une conjugaison médiatique ».

16h15 – Philippe Theophanidis (U. York), « L’hystérèse médiatique chez David Foster Wallace »

16h45 – Grégory Chatonsky, « L'imagination de l'imagination artificielle ».

Présidence : Marcello Vitali-Rosati (U. de Montréal)

19h – Banquet (lieu à déterminer)

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